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| Le Dogger Bank : une poursuite de plusieurs heures sous la canonnade... |
... de fait, à 08h52, le Lion de Beatty est le premier à ouvrir le feu alors que les Allemands vont devoir attendre vingt bonnes minutes avant de pouvoir répliquer !
Le Blücher, qui rappelons-le, ne porte que du 210mm, est bientôt encadré par les salves des croiseurs de bataille britanniques qui se rapprochent de plus en plus.
Mais alors qu’aux Falklands, Spee, n’a pas hésité à faire demi-tour avec les Scharnhorst et Gneisenau pour essayer, malheureusement en pure perte, de sauver ses plus petits et plus lents croiseurs, Hipper, lui, décide de poursuivre sa route à pleine vitesse, en abandonnant ainsi le malheureux Blücher à son sort…
Moralement, l'affaire se discute, mais militairement, à trois croiseurs de bataille contre cinq, la décision de Hipper est la seule possible, car pourquoi risquer un voire trois précieux croiseurs de bataille pour se porter au secours, et sans aucune garantie de succès (!), d’un simple croiseur-cuirassé certes récent mais néanmoins obsolète ?
De toute manière, rappelons-le, Hipper, contrairement à Spee, est régi par les "ordres personnels du Kaiser", encore réitérés le 10 janvier, lesquels lui interdisent "de se lancer dans des actions susceptibles d’entrainer des pertes importantes".
D'éventuel navire à secourir, le Blücher devient donc simple agneau sacrificiel, et c’est d’autant plus vrai que le Seydlitz de Hipper est lui-même tout sauf à la fête puisqu’à 09h43, il encaisse un 343mm du Lion, qui met hors de combat ses deux tourelles arrière et, surtout, provoque un énorme incendie, lequel se propage jusqu’aux soutes à munitions, qu’il faut noyer in-extremis sous peine de voir disparaître le navire tout entier !

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