![]() |
| Pound et le PQ17 : peut-être la plus grande bévue navale de la 2ème G.M. |
... mais en temps de guerre, il ne saurait être question d’offrir à l’opinion publique, mais aussi, et surtout, à l’adversaire, le triste spectacle de hauts responsables militaires conduits au ban d’infamie.
En conséquence, Pound, qui par sa décision aussi précipitée que malavisée de disperser le convoi et d’en retirer l’escorte est le plus à blâmer, ne sera formellement accusé de rien... et demeurera même à son poste jusqu’à ce que sa santé de plus en plus chancelante le contraigne finalement à la démission le 5 octobre 1943, deux semaines seulement avant sa mort.
Tovey, Hamilton et Broome, ne seront pas davantage mis en cause pour leurs actions qui, même si elles n’ont pas directement provoqué la catastrophe, n’en ont pas moins aggravé le bilan.
La réunion du 28 juillet, donc, ne débouchera sur rien,… si ce n’est de contraindre la Grande-Bretagne à organiser un PQ18 avant tout destiné à calmer la colère des Soviétiques.
Solidarité guerrière oblige, et ayant gagné sur l’essentiel – l’organisation de nouveaux convois,… sans l’obligation de les protéger contre les attaques allemandes – ceux-ci ne parleront plus du PQ17.
Les Américains n’en diront pas davantage,… même s’ils n’en penseront pas moins : au sein de l'US Navy, personne ne comprend en effet pourquoi toute leur TF33, à commencer par le cuirassé Washington, s’est contentée de faire des ronds dans l’eau à des centaines de km de l'ennemi, ni pourquoi les croiseurs Wichita et Tuscaloosa, ainsi que leurs destroyers d’escorte, ont dû, au pire moment possible, abandonner les cargos, pour la plupart américains, à une destruction certaine, et retraiter à toute vapeur face à un adversaire qui n’existait en fait que dans l’imagination des Britanniques.
Et puisque les grosses unités de la Kriegsmarine, de toute manière, ont très peu de chances d’encore se montrer dans l'Océan Arctique, autant laisser à la seule Royal Navy le soin de protéger les convois vers la Russie...
En conséquence, Pound, qui par sa décision aussi précipitée que malavisée de disperser le convoi et d’en retirer l’escorte est le plus à blâmer, ne sera formellement accusé de rien... et demeurera même à son poste jusqu’à ce que sa santé de plus en plus chancelante le contraigne finalement à la démission le 5 octobre 1943, deux semaines seulement avant sa mort.
Tovey, Hamilton et Broome, ne seront pas davantage mis en cause pour leurs actions qui, même si elles n’ont pas directement provoqué la catastrophe, n’en ont pas moins aggravé le bilan.
La réunion du 28 juillet, donc, ne débouchera sur rien,… si ce n’est de contraindre la Grande-Bretagne à organiser un PQ18 avant tout destiné à calmer la colère des Soviétiques.
Solidarité guerrière oblige, et ayant gagné sur l’essentiel – l’organisation de nouveaux convois,… sans l’obligation de les protéger contre les attaques allemandes – ceux-ci ne parleront plus du PQ17.
Les Américains n’en diront pas davantage,… même s’ils n’en penseront pas moins : au sein de l'US Navy, personne ne comprend en effet pourquoi toute leur TF33, à commencer par le cuirassé Washington, s’est contentée de faire des ronds dans l’eau à des centaines de km de l'ennemi, ni pourquoi les croiseurs Wichita et Tuscaloosa, ainsi que leurs destroyers d’escorte, ont dû, au pire moment possible, abandonner les cargos, pour la plupart américains, à une destruction certaine, et retraiter à toute vapeur face à un adversaire qui n’existait en fait que dans l’imagination des Britanniques.
Et puisque les grosses unités de la Kriegsmarine, de toute manière, ont très peu de chances d’encore se montrer dans l'Océan Arctique, autant laisser à la seule Royal Navy le soin de protéger les convois vers la Russie...

Aucun commentaire:
Publier un commentaire