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| L'explosion du Yamato : digne d'un champignon atomique |
… 14h43
A 14h43, alors que les derniers appareils américains quittent enfin la scène du drame, non sans avoir au préalable mitraillé les survivants japonais se débattant dans l'eau, le champignon de fumée dû à l’explosion du Yamato culmine à plus de 6 000 mètres d’altitude, et peut même être aperçu depuis les rives du Kyushu, à quelque 160 km de là !
Le Yamato a vécu, et avec lui Ten-gō Sakusen, mais - et aussi incroyable cela puisse-t-il sembler - personne sur les destroyers survivants ne se décide cependant à l’admettre et à interrompre la traversée vers Okinawa !
"Nous sommes venus jusqu’ici, nous ne pouvons pas faire demi-tour. C’est une attaque-suicide, même sans le Yamato nous devons continuer !" tempête par radio le commandant du Yukikaze.
"Je propose que nous repêchions d’abord les survivants et reprenions ensuite la route d’Okinawa", tempère celui du Fuyutsuki.
"Mais alors pas les blessés, seulement ceux qui peuvent combattre !" réplique son interlocuteur.
Et pour s’assurer qu’ils le peuvent encore, le commandant du Fuyutsuki d’ordonner que l’on se contente de lancer des aussières à la mer : les infortunés qui ne parviendront pas à s’y agripper étant forcément incapables de combattre !
"Puis-je respectueusement suggérer", signale alors le commandant du Hatsushimo, "que nous rapportions la situation à la Flotte combinée, réclamions de nouvelles instructions et, dans l’intervalle, que nous commencions à récupérer tous ces gens dans l’eau"… (1)
A 14h43, alors que les derniers appareils américains quittent enfin la scène du drame, non sans avoir au préalable mitraillé les survivants japonais se débattant dans l'eau, le champignon de fumée dû à l’explosion du Yamato culmine à plus de 6 000 mètres d’altitude, et peut même être aperçu depuis les rives du Kyushu, à quelque 160 km de là !
Le Yamato a vécu, et avec lui Ten-gō Sakusen, mais - et aussi incroyable cela puisse-t-il sembler - personne sur les destroyers survivants ne se décide cependant à l’admettre et à interrompre la traversée vers Okinawa !
"Nous sommes venus jusqu’ici, nous ne pouvons pas faire demi-tour. C’est une attaque-suicide, même sans le Yamato nous devons continuer !" tempête par radio le commandant du Yukikaze.
"Je propose que nous repêchions d’abord les survivants et reprenions ensuite la route d’Okinawa", tempère celui du Fuyutsuki.
"Mais alors pas les blessés, seulement ceux qui peuvent combattre !" réplique son interlocuteur.
Et pour s’assurer qu’ils le peuvent encore, le commandant du Fuyutsuki d’ordonner que l’on se contente de lancer des aussières à la mer : les infortunés qui ne parviendront pas à s’y agripper étant forcément incapables de combattre !
"Puis-je respectueusement suggérer", signale alors le commandant du Hatsushimo, "que nous rapportions la situation à la Flotte combinée, réclamions de nouvelles instructions et, dans l’intervalle, que nous commencions à récupérer tous ces gens dans l’eau"… (1)
(1) Russell Spurr, op cit, page 299

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