… le North American B-25, c’était en quelque sorte la version réduite, et avec seulement deux moteurs, de la "forteresse volante", soit un bombardier hérissé de mitrailleuses servies par un équipage pléthorique (8 hommes) (1) qui lui conféraient certes une bonne protection mais obéraient les performances et la charge utile.Nonobstant, et comme son grand-frère B-17, l’engin était solide et entrerait même dans la légende le 18 avril 1942, lorsque seize d’entre eux parviendraient, dans des conditions particulièrement acrobatiques, à décoller du pont du porte-avions Hornet pour larguer les premières bombes américaines sur Tokyo.
Produit à quelque 10 000 exemplaires, dont prés d’un millier pour l’Union Soviétique, l’oiseau servirait sur tous les fronts et dans une multitude de rôle, y compris dans la lutte anti-navires, avec rien moins qu’un canon de 75mm installé dans le nez.Plus moderne, et plus performant, le Martin B-26 n'allait pas connaître un tel succès, et ce en raison non seulement d'une production deux fois moindre (5 000 exemplaires) mais surtout d'un pilotage beaucoup plus délicat et source de nombreux accidents qui lui colleraient une image de "faiseur de veuves" dont il ne parviendrait jamais à se défaire.
(1) De dimensions et de poids comparables, le Heinkel 111 allemand n’emportait que quatre hommes d’équipage
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